Connaissez-vous Johnny ?

Non, il n’a rien à voir avec notre Johnny national qui aura peut-être droit au repos éternel un de ces jours…

Ce Johnny c’est un mélange de héros légendaire et de figure mythique à l’américaine.

John Appleseed de son vrai nom John Chapman, est né dans le Massachusetts en 1774. Vers l’âge de 24 ans, il plante des pépins de pommes et crée des pépinières. Il décide de faire la route tout en continuant à semer ses pépins de pommes. Pas des pommes que l’on utilise en cuisine mais une variété bien spécifique pour produire du cidre. Une boisson très utilisée à cette époque par les pionniers qui souvent ne trouvaient pas d’eau potable. Johnny Appleseed ouvrait le chemin, bien avant ces fameux pionniers, il marchait des kilomètres, et semait, semait, dormait à la belle étoile, semait, semait et semait encore.

Mais il ne semait pas que des pépins de pommes, il semait aussi ce qui lui semblait être la bonne parole à travers les enseignements d’Emanuel Swedenborg*. Très loin du matérialisme de l’époque, il y a dans la pensée de Swedenborg un profond altruisme : « Le plaisir céleste résulte de l’accomplissement de quelque chose d’utile pour soi et pour autrui. Toute l’existence des anges consiste, sous une forme ou une autre, à se rendre utile ». Sa psychologie se caractérise par l’accent mis sur les aspects sociaux en même temps que la recherche d’une communication profonde et authentique, et un intérêt pour la croissance du potentiel de chaque individu.

Johnny a suivi un élan intérieur quand il a pris la route, ce mouvement intérieur d’émancipation qui se trouve en chacun de nous et auquel tôt ou tard nous serons confrontés, bon gré, mal gré. Il s’est libéré des dogmes de son époque, des conditionnements et il a cherché simplement quel utilité il pouvait avoir dans le monde et pour le monde tout en diffusant son message empreint d’une sagesse poétique.

Pourquoi je vous parle de lui aujourd’hui ? En vérité, je l’ai rencontré. Certes d’une manière un peu “free style”, mais rencontré quand même. C’était en 2011, lors d’une cérémonie chamanique, il s’est imposé à moi et l’idée était d’être “accompagnée” par l’énergie d’un maître spirituel. Et au milieu des “Marie” , “Bouddha” et autres sommités, moi, c’est ce gars-là qui m’a fait un clin d’œil assez appuyé apparemment pour que je le choisisse. Dans ce cas précis notre “relation” devait durer plusieurs années (je n’ai plus le chiffre exact mais il détenait le record).

Depuis, bien des événements se sont produits dans ma vie et je ne saurai mentir si je ne reconnaissais pas cette énergie qui m’a accompagnée. Comme lui, j’ai décidé de m’affranchir et de suivre un élan intérieur plus fort que tout en abandonnant un monde carré qui ne tournait plus rond du tout. Comme lui, j’ai cru que je devais semer la bonne parole en créant des “cercles de paroles” (ça ne s’invente pas ), comme lui j’ai eu besoin de faire la route (Paris – le Var – le Lot – le Loiret – la Bourgogne). Comme lui j’ai semé, semé, ne sachant pas ce qu’il adviendrait de mes choix, de mes actes, de mes pensées.

 

Et comme tout fleuri un jour, j’ai trouvé un endroit où me poser. Un bien bel endroit, au calme, propice à la tranquillité d’esprit et au repos de la guerrière. Aujourd’hui, je n’aspire à rien d’autre que de prendre le temps de créer des liens libres et enthousiastes d’œuvrer pour ce Monde Nouveau qui n’as de nouveau que le regard qu’on lui porte dans l’attention et la bienveillance du vivant. Retrouver ce sens d’Être au monde comme l’on naît dans ce monde ; innocent et tout amour.

Des situations me font encore lever les armes et couler les larmes bien sûr mais jamais sans cette certitude que je sais qu’au centre de moi-même il y a cette espace infini reliè à cette source amour. Alors d’un battement d’ailes, j’y reviens et je m’élève dans cette verticalité qui fait de nous des Humains.

Pour le clin d’œil de Johnny, que vous ai dit bien appuyé, l’endroit où je vis, un ancien gîte est dénommé le POMMIER. La propriété est un verger de pommiers. Cette année exceptionnelle en fruits, m’a vu recueillir, ramasser et distribuer des kilos de pommes !

Merci Johnny, ton service s’arrête là. “ Have a good trip where you are and take care my friend !”

Je ne sais ce qu’il adviendra de tout cela, ce que je sais est ce que la nature me montre chaque jour : Il n’y a pas de mauvaises herbes, il n’y a qu’un mouvement de vie qui s’harmonise en toute simplicité et qui tend vers sa complétude. Le reste n’est que forme et prétexte à se relier à cette intelligence.

Valérie B.

*Emanuel Swedenborg, né le 29 janvier 1688 à Stockholm et mort le 29 mars 1772 à Londres, est un scientifique, théologien et philosophe suédois du XVIIIe siècle. Dans la première partie de sa vie, Swedenborg est un scientifique et un inventeur prolifique, ce qui lui vaut alors dans certains cercles le surnom de Léonard de Vinci du Nord ou encore d’Aristote de Suède. À l’âge de cinquante-six ans, il déclare être entré dans une phase spirituelle de sa vie et a des rêves et des visions mystiques dans lesquels il discute avec des anges et des esprits, voire avec Dieu et Jésus-Christ, et visite le Paradis et l’Enfer.

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